Oumou, la bonne trop bonne ( sixième partie) 1


Le lendemain, Ali était un peu gêné. Il se posait la question de savoir comment Oumou se comporterait vis à vis de lui, après ce chat noir manqué. Sa grasse matinée terminée, Il sortait de la douche pendant qu’elle revenait du marché. Leurs yeux se croisèrent aussitôt. Il lui balança un bonjour, d’une voix noyée qui ne cachait pas son inquiétude.

-Bonjour Oumou

-Bonjour Ali

-Tu as bien dormi?

-Oui bien, merci. répondit- elle avant de continuer son chemin.

Oumou, à la grande surprise d’Ali, avait fait comme si de rien n’était. Il aurait voulu qu’ils conversent un peu plus longtemps mais ce n’était pas grave. L’essentiel était déjà fait. Ali, une dizaine de minutes après était sur la véranda quand Oumar débarqua pour connaître le résultat de l’opération chat noir.

-Qu’est-ce que tu crois…Tu n’as pas confiance en moi ou quoi?

-Operation réussie alors? Demanda Oumar.

-Bien sûr frangin, j’ai nettoyé le pain sur la planche.

-Tu es compétent mon gars! Le félicita Oumar avec un petit diable au corps.

Il venait de bien mentir comme il respire, comme une muse. Sans scrupules, cet enfoiré avait rempli le ventre de son ami d’une histoire purement inventée que voici:

« J’ai débarqué dans sa chambre pendant qu’elle dormait. J’ai allumé la lumière tout doucement avant de m’approcher du lit. Elle s’est réveillée puis m’a fixé droit dans les yeux. J’ai fait pareil. Mes yeux parlaient à la place de ma bouche. Mon charisme était tel, qu’elle en était bluffé. Mon regard charmeur l’avait donc charmé. Sans perte de temps, le bangalatage s’en suivie« 

Oumar écoutait ce récit trop facile, trop fluide, trop beau pour être vrai. Mais bon, chacun était libre de mentir sur son bangala. Il ne le croyait pas, même s’il ne pouvait pas le lui faire savoir. Tous les indices étaient là pour savoir que cette histoire était inventée. Oumar était un grand bangalateur de filles de ménage. Avec le chat noir on bangalate les bonnes bien sûr mais pas aussi facilement que son ami disait l’avoir fait. L’expérience d’Oumar l’avait fait savoir que son pote mentait. Il joua cependant le jeu. Lui lança tout un jardin de fleurs. Ils étaient en pleine discussion. Petit à petit, leurs amis les rejoignaient pour faire du thé comme d’habitude. La routine s’installa. On parlait de rien d’autre que de bangalatage, tout en s’offrant le film habituel auquel on pouvait finalement attribuer le titre de: OUMOU ET SON BOBARA MAGIQUE.

Les jours passaient. Oumou avait commencé à beaucoup sortit. La mère d’Ali avait voyagé pour deux semaines. Son père, Daouda, travaillait beaucoup la nuit. Oumou donc sortait pratiquement toutes les nuits pour renter aux environs de trois heures du matin. Ali ne dormait jamais. Il attendait toujours sur la dalle et voyait donc à chaque fois le véhicule qui venait la déposer. Ce scénario continuait sans s’arrêter. Ali en avait marre de la voir toujours aller se faire bangalater par un bâtard dehors alors que lui mourait d’envie de la bangalater dedans. Un soir, revenant d’une virée, Oumou dans une tenue très sexy, prit le couloir qui mène à sa chambre quand Ali dans la pénombre l’arrêta.

-Oumou je veux te parler.

À suivre…


Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Commentaire sur “Oumou, la bonne trop bonne ( sixième partie)