Oumou, la bonne trop bonne (Cinquième partie) 1


Ali n’avait plus le choix, il fallait Thatcher. Il n’allait tout de même pas fuir comme un lâche! C’est un garçon après tout. Paniqué cependant, il ne pu placer un mot, ou du moins, il les cherchait, les mots, comme s’il était Cherifa Luna. Oumou appuya sur l’interrupteur. L’ampoule néon s’alluma aussitôt.

-Que veux tu? parle! Sinon, sort. Reprit elle d’un ton sec.

Ali, bouche B, ne savait toujours pas quoi répondre. Tout ce qu’il pu dire finalement était

-Attend, calme toi je vais t’expliquer.

-Expliquer quoi? Elle avait commencé à éléver la voix.

-Mais arrête de crier, tu sais très bien que la chambre de ma mère est juste à côté, elle pourrait nous entendre!

– Je m’en fous, moi! Si jamais elle sort, la question ne changera pas. Tu diras ce que tu es venu chercher dans ma chambre. Répliqua Oumou.

-Bon s’il te plaît calme toi, tu veux bien… Je vais te dire pourquoi je suis là. Suplia Ali.

-Ok parle, et vite. L’autorisa t’elle après l’avoir dédaigné quelques secondes.

-Ali prit alors la peine de s’assoir confortablement sur le lit.

-Oumou, commença t’il. Tu sais, depuis que tu es là, je n’arrive plus à faire quoi que ce soit. Je te jure que je ne te le dis pas pour te flatter. Walahi Bilahi, tu es tellement belle que j’en perds la tête. Tu es la plus belle fille malienne…Attend, qu’est-ce que je raconte? Africaine plutôt. Tu es la beauté en personne. Ton corps a été sculpté avec tellement d’habilité. Je n’ai jamais rien vu de si abouti que toi parmi toutes les créatures divines. J’aimerais tellement que tu sois la princesse de la principauté de mon cœur, que tu sois la lune de mes nuits et le soleil de mes jours Oumou. Fais moi plaisir en acceptant d’être les points de mes I et les accents de mes E. Regarde sur le côté droit de ma poitrine, Oumou. C’est pas mon cœur c’est toi. Tu es mon souffle, mon sang, tu es mon essence. Alors, dis moi non si tu veux abréger mes jours. Tu sais quoi princesse, te dire combien je t’aime serait t’insulter car cela est illimité, mon djarabi pour toi. Je t’adore car t’es une déesse.

Il se tu un moment. La jeune fille le regardait avec un petit sourire aux coins des lèvres. Ce discours avait beaucoup de similitude avec ceux qu’elle entendait tous les jours.

-Tu as finis? Demanda t’elle

-Oui ma reine.

-Ah bon! Après princesse, Cœur, Sang, souffle, déesse, je deviens ta reine maintenant? Je peux vraiment être tout ça à la fois?

Il voulait reprendre son cinéma quand elle l’interrompit

-Écoute Ali. Je t’ai bien écouté, je sais ce que tu veux mais désolé je ne peux pas.

-Mais Oumou, pourquoi? tu sais bien que je ne pourrais pas vivre sans toi. Avança t-il d’un air pitoyable.

-Ali, je ne peux pas, point barre. Ne cherche pas à savoir pourquoi. Maintenant, tu sors rapidement de ma chambre.

-Oumou, écoute moi

-Sors, Ali.

-Oumou!

-Ali, sors je te dis

-Mais écoute moi au moins. proposa t-il

-Tu veux que j’explique tout à ta mère demain? Demanda t’elle

-C’est bon, c’est bon. Je sors.

Le chat noir avait pathétiquement échoué. Le jeune homme prit la peine de sortir tout doucement dans son accoutrement forokiatique. Direction sa chambre, tête baissée, Bangala toujours au garde à vous.

À suivre…

Explication de mots en gras

Walahi bilahi : Jurer au nom de Dieu

Djarabi : Amour en bambara

Forokiatique: Relatif au forokia( boubou)


Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Commentaire sur “Oumou, la bonne trop bonne (Cinquième partie)