Oumou, la bonne trop bonne( dixième partie) 7


Oumou était dans la cuisine quand son téléphone vibrait dans la poche de son pantalon jean. Elle abandonna la vaisselle, s’essuya soigneusement les mains avant de l’en retirer pour décrocher.

-Allô !
-Trouve moi à l’endroit habituel.

Avait catégoriquement dit la voix sans saluer.

Tu as vingt minutes.
– Je travaille d’abord, reprit Oumou.
-Je ne vais pas le répéter.

Elle voulait répliquer quand la personne, automatiquement raccrocha. Oumou déposa le téléphone juste à côté d’elle pour reprendre sa vaisselle avec nonchalance. Sans se gêner. Vingt minutes bien comptées après, la sonnerie du téléphone l’alertait encore. Elle jetta un coup d’œil sur l’écran pour voir qui c’était d’abord. Le même. Sa décision immédiate fût de ne pas décrocher. Ce qu’elle fît. trente secondes après, le même numéro l’appelait de nouveau.

-Qu’est-ce qu’il veut enfin lui?

Se demanda-t-elle intérieurement. Le téléphone sonna jusqu’à aller sur le répondeur.Elle aurait sûrement prit l’appel vite si elle n’était pas occupée. La négligence était dûe au fait que le boulot l’absorbait. Ce matin là, elle était de bonne humeur pour une raison qu’elle seule connaissait. Et puisqu’elle savait aussi pourquoi on l’appelait et que cela pouvait attendre, elle prenait tout son temps. L’autre là-bas, était sûrement rouge de colère mais Oumou s’en foutait. « Qu’il s’explose si cela le chante », se murmurait-elle toute agacée. Comme d’habitude pour le calmer même s’il était de nature incontrôlable, Elle inventa une petite histoire par SMS

« Dsl, je n’étais pas à côT de mn tel. Je vi1 dans 3/4 d’h »

Trentes minutes plus tard, après des retouches et retournements digne de cet insatiable caractère de femme que nous connaissons, devant la glace de sa chambre, elle était enfin prête pour le rendez-vous. Toujours plus sexy que le mot, avec un haut bien ajusté sur Sa mini jupe qui laissait entrevoir ses luissantes jambes. Les hauts talons n’avaient jamais vraiment été son Kiff. Elle préférait plutôt les chaussures légers de marques « all star » ou tout autre truc du genre en plus des baskets même si, elle savait que ça faisait un peu plus masculin.

En moins de quarante cinq minutes elle était sur les lieux du rendez-vous. Un hôtel restaurant chic de Bamako sis en commune quatre. Il était sur la terrasse, non loin de la piscine. Elle l’aperçu depuis le taxi qui la déposa, le rejoignit, prit place sans être invitée après quelques salutations avec d’autres habitués des lieux.

L’homme, après avoir froidement repondu à sa salutation, emprunta la piste qui mène à leur chambre préférée. Elle le suivit. Une fois entre  quatre murs, il alluma une cigarette, tira une bouffée, la libera pendant qu’Oumou déposait son sac pour se débarrasser de ses chaussures. L’homme, après quelques allers-retours face à la jeune fille qui le trouvait un peu sournois ce jour là, s’assit finalement sur une chaise au lieu de s’asseoir à ses côtés. Lui qui, dès qu’ils étaient en chambre, ne pouvait pas faire deux minutes sans la toucher, était distant ce soir là. Ne l’avait-il pas appelée pour cela…Satisfaire sa libidô comme toujours? Elle se résigna à ne rien dire. Il allait parler. La cigarette à moitié fumée, l’homme commença:

-Écoute moi bien Oumou. Je me dois d’être direct avec toi sans avoir nullement l’intention de te blesser. Je crois que tu dois parfois tenir compte de ma situation vis-à-vis de toi, ma réputation, avant d’adopter certaines manières. Le fait pour moi d’être ton amant, ne te donne nullement le droit de te foutre de ma femme. Tu dois comprendre qu’elle est avant tout ta patronne et non ta rivale, ok. Awa est la mère de mes enfants. Je crois que nous avions été clair depuis le départ. Je te donne tout ce que tu veux et tu dois te mettre en tête une bonne fois pour toute que rien ne nous lie à part quelques parties de jambes en l’air. Ne manque plus jamais de respect à ma femme! Maintenant déshabille toi…

À suivre…

 


issbill

A propos de issbill

Appelle moi Iss Bill le Blacknegronoir. Auteur-compositeur-interprète malien, passionné de musique et de lettres depuis le bas âge, j’ai fini par me mettre au rap, à cause de son lien étroit avec la poésie, que j’adore aussi. Écriture & musique : voici en deux mots toute ma vie.


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