Oumou, la bonne trop bonne (deuxième partie) 1


Tout comme les amis de son père, ceux d’Ali aussi étaient tout le temps chez lui pour écouter de la musique et bavarder ensemble en buvant du thé. Était-ce vraiment le thé qui les incitait si fréquemment à se rendre là bas? Bien sur que non. Pourquoi le « grin » qui se formait auparavant chez Cheick a automatiquement changé de lieu pour se retrouver chez Ali depuis l’arrivée de Oumou, la fameuse bonne trop bonne. Bizarre non ? En tout cas, coïncidence trop facile. Ces enfoirés avaient tous une folle envie de la « sauter« . Voici la véritable raison même si aucun d’eux n’osait le faire savoir publiquement. Pourquoi ? D’abord pour eux, sortir officiellement avec une fille de ménage n’est pas digne d’un « choco« .  C’est pourquoi il faudrait cacher le jeu. Faire en sorte que personne ne vous aperçoive ensemble. L’appeler en cachette, la draguer en cachette, l’inviter en cachette, l’emmener chez soit en cachette. Tout faire en cachette quoi… Chacun avait en tête sa stratégie et la montait. Les vas- et- vient étaient interminables. D’un moment à l’autre, un ami d’Ali était là

-Salut Alino(pseudonyme d’Ali), c’est comment? On ne pose pas de thé aujourd’hui?

-Prends place man, bien sûr.

Ali aussitôt le faisait asseoir pour se charger ensuite de ramener le fourneaux, le sucre et tout le reste du nécessaire. Quinze minutes plus tard, un autre pointait sa tête

-Salut les mecs. Le thé n’est pas encore prêt?

Il prenait place à son tour. En un temps record la cour se remplissait de petits libidineux. Oumou passait et repassait devant les garçons. Toujours dans de tenues sexy comme elle les aimait bien. On faisait semblant de ne pas la voir en trichant du regard pour bien admirer son derrière qui ne laissait personne indifférent car trop provocateur. Un véritable spectacle gratuit que la bande s’offraient tout en espérant passer un jour de la contemplation à l’action. Tous sans exception. Oumou avait remarqué dans leur regard l’attirance qu’ils avaient pour elle et savait ce qu’elle leur faisait endurer côté désir.

Ali jouait le gars le plus désintéressé devant ses amis. Il était le seul garçon de la maison car sa grande sœur étudiait à l’étranger. Son petit frère avait à peine deux ans et suivait maman partout. Ses parents, à part le week-end était toujours au boulot. Il arrivait donc des fois où il n’y avait que lui et oumou à la maison. Son Bangala automatiquement devenait nerveux. Il prenait position et frappait les parois de la culotte d’Ali. Il devenait dur. Dur comme une pierre. Ali regardait son bangala. Son pauvre Bangala qui refusait de se coucher à cause du bobara d’Oumou. Un bobara qui à chaque fois qu’elle passait, lui donnait l’air d’une strip-teaseuse. Oumou était une artiste. Oui elle avait l’art de remuer son bobara. Et vue que le Bangala d’Ali aussi avait l’art de se lever on avait finalement deux artistes dans la maison.

À suivre…

Explication des mots en gras

Grin : Rassemblement très fréquent d’un groupe de personne pour soit des réunions ou des causeries. Généralement autour du thé au Mali

Sauter : Manière déplacée, impolie, de dire sortir avec une fille

Choco : Argo ivoirien employé pour désigné un jeune toujours bien habillé, très branché.

Man : Homme en anglais, beaucoup employé dans le langage du guetho

bobara : Fesse en Bambara


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