Oumou, la bonne trop bonne. (première partie) 4


Bon voilà! On va essayer d’aller « donni donni « , pour mieux se comprendre. D’abord, il y a bonne et bonne. Voici deux phrases :

Première : la bonne est bonne.

Deuxième : la bonne est trop bonne.

La différence entre les deux? Ok, la voici :

Quand la bonne est simplement bonne, c’est cool. C’est mieux parce qu’on est tranquille. La maison est épargnée de beaucoup de choses. En revanche, quand elle est trop bonne c’est dangereux. Très dangereux même ! Je m’explique : « la bonne est bonne » se traduit autrement par la servante est une bonne personne. C’est à dire qui fait bien son boulot, qui n’a pas de problème, pépère quoi. Elle ne regarde personne, personne ne la regarde. Elle vient d’arriver tout droit du village. Le genre incapable de balancer le moindre argot de la ville. Qui s’en fout de la modernité. Elle ne s’intéresse pas aux mâles du quartier. Bon enfin, rectifions en disant qu’elle n’a plutôt rien qui intéresse ces mâles. Quelques fois, elle est ébahie par quelques beaux endroits de la capitale, mais ne s’y accroche pas vraiment. Tout ce qui l’intéresse c’est juste faire un peu d’argent pour aller retrouver son » prince charmant » auquel elle est promise depuis toute petite dans son village.C’est exactement le genre qu’on appelle « Gawa  » .

Mais… la bonne est trop bonne ! Aïe aïe aïe, c’est dangereux les mecs. Putain ! Ça craint quand elle est trop bonne. Ici, on parle d’une servante qui est plutôt là pour faire du mannequinat au lieu de faire son boulot. C’est une bombe que personne ne peut désamorcer lorsqu’elle est sur le point d’exploser, PERSONNE ! Sérieux, du « la bonne est trop bonne », c’est attirant mais c’est pas cool du tout.

Vous l’avez déjà remarqué depuis le titre. La bonne trop bonne de mon histoire s’appelle Oumou. Elle travaille pour Awa, la femme de Daouda, père d’Ali. En tout cas Oumou n’est pas venu à Bamako pour juste contempler la ville. Elle est là pour faire des ravages. Ah oui. Tu regardes son postérieur et tu vois directement celui de Nicki Minaj. Ses lolos, patisankanan ! On dirait qu’elle a volé la poitrine de Nastou… Elle a pour salaire mensuel 8000 francs, mais la go se tape des mèches Brésiliennes parfois. Des pédicures et manucures toutes les deux semaines. Rouge à lèvres au rendez-vous quotidiennement. Même lorsqu’elle doit juste aller au marché. Elle est très sexy… Pendant que ses camarades sont à fond dans du Oumou Sangaré, et tous les soirs aux soirées de balanis, la star, elle kiffe plutôt du « work » de Rihanna, du Justin Bieber et ne rate aucun épisode de Secret Story. Sa peau est clean ! Normal, car ce n’est pas avec vos kabacourou là qu’elle se lave ! Non, non non, pas du tout. Vous avez déjà vu une star se laver avec ça ? Oumou allume tout le monde dans le quartier. Depuis qu’elle est là, les visites chez Daouda sont incessantes, car elle est trop troooooooooop bonne, cette bonne

À suivre…

Explication des mots en gras

Donni donni :  du Bambara. Veut dire doucement, petit à petit

Gawa : pas évolué. Généralement utilisé au Mali et en côte d’ivoire pour désigner les broussards

Lolo : terme populaire désignant le sein

Patisankana : interjection utilisée couramment au Mali

Clean : propre, en anglais


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4 commentaires sur “Oumou, la bonne trop bonne. (première partie)